L'Amérique centrale & du sud à vélo
Projet
La première fois que j’ai entendu parler du voyage à vélo ou du cyclotourisme, c’était lorsque j’étais dans le Ladakh en Inde du Nord. J’avais rencontré un espagnol qui, lassé d’être posté derrière un écran d’ordinateur toute la journée, a tout plaqué et décidé de partir à vélo de chez lui pour parcourir le monde. Depuis l’idée de voyager à vélo germait dans ma tête, mais sans réelle conviction, attendant toujours le bon moment. C’est alors en 2019, négociant un congé d’un mois avant de commencer un nouveau job, que je me suis lancé dans la traversée d’une partie de l’Europe à vélo en solitaire.
Attiré par la diversité des paysages, l’Amérique Centrale me permettra de traverser des pays aux milles contrastes, entre montagnes, volcans, jungles et plages paradisiaques avec une culture riche et variée. Passionné de sports de montagne, c'est donc tout naturellement que j'ai choisi de parcourir la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde.
Le voyage à vélo permet d’être libre, de s’arrêter où l’on veut, quand on veut, de sortir des parcours touristiques fréquentés. On est plus ouvert à la rencontre avec les locaux, plus ouvert à des invitations spontanées, on attire plus facilement la curiosité et la sympathie des habitants. C’est aussi bon pour l’esprit, bon pour le corps et c’est en plus écolo.
Voyager à vélo, c’est se sentir vivant. Retourner à une vie saine et simple pendant plusieurs mois : je me nourris, je pédale et je cherche un endroit où dormir. Je souhaite me déconnecter de la vie moderne, plongée dans l’abondance de biens et de distractions ou les valeurs sont de plus en plus remplacées par le virtuel au détriment du réel. En d'autres termes, vivre l'instant présent. Apprécier les choses à leur juste valeur.
C’est un projet sportif mais avant tout une expérience humaine, centrée sur la simplicité et l’authenticité et animée par des valeurs humanistes et écologiques.

défi
Traverser la Cordillère des Andes à vélo sera un défi quotidien : chaque jour, je devrai me surpasser, faire face à mes limites pour découvrir mes capacités physiques et psychologiques, qui sont très peu utilisées dans ma vie quotidienne. J’ai toujours été attiré par les activités (running, randonnée…) qui demandent de faire preuve de force mentale pour surmonter et repousser ses limites. Je souhaite vivre une nouvelle aventure chaque jour, me réveiller sans savoir de quoi sera faite la journée et avancer vers l’inconnu.

simplicité
La simplicité pourrait se résumer par une nouvelle routine « réchau, vélo, dodo ». Il s’agit de retrouver le plaisir des choses simples : engloutir une barre de chocolat, boire une gorgée d’eau, échanger un sourire, dormir sous un ciel étoilé, s’endormir avec les bruits de la nature. C'est également se détacher des contraintes matérielles, éliminer le superflu, mais aussi se détacher des contraintes temporelles et vivre l’instant présent. C’est aussi l’occasion d’être libre, de suivre ses envies et ses aspirations.

authenticité
Etant peu attiré par les endroits touristiques, le vélo permet de découvrir ce qu’il y a entre deux villes (champs, montagnes, villages, désert, collines…), d’aller hors des sentiers battus et de se retrouver au cœur de l’authenticité d’un pays. Je m’émeus beaucoup plus avec une crique que j’aurai découvert moi-même que la plus belle plage du monde par exemple. Au fil de ma route, je veux comprendre comment vivent les gens, apprendre, admirer, m’émerveiller, vivre le plus proche possible des habitants. Je souhaite être en contact direct avec la nature, la ressentir avec mes 5 sens, quitte à aussi subir les caprices de la météo.
itinéraire*

Je partirai du Mexique, plus précisément de la capitale Mexico, puis mettrai le cap en direction du sud-est pour arriver dans la péninsule du Yucatan, puis traverser tout les pays d'Amérique Centrale (sauf le Bélize qui aura sa frontière fermée à cause du covid) : Guatemala, El Salvador, Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama. Ensuite, je traverserai le Canal de Panama en bateau (stop ou croisière) pour rejoindre Carthagène en Colombie car la route est bloquée par la jungle du Darien. Ensuite je traverserai toute la Colombie en passant par des plantations de café, un désert, des petites route étroites et sinueuses pour arriver dans la région montagneuse, la fameuse Cordillère des Andes. Je la suivrai tout au long, en Equateur, au Pérou, en Bolivie, au Chili, jusqu'à Ushuaia, en Argentine, destination finale. Au programme : une succession de cols à grimper de 2000m à 5000m, des déserts de sable (Sud Lipez, Atacama), des déserts de sel (Coipaisa, Uyuni) et des paysages à couper le souffle avec des glaciers et lagunes.
Le tracé initialement préparé ne sera pas forcément suivi à la carte. Je me laisse une part d’improvisation dans la progression de mon voyage. Le parcours total est d’environ 20000 km.
Contrairement à mon premier voyage à vélo ou j’avais un délai imparti, je souhaite trouver l’équilibre entre l’ambition de l’itinéraire et la lenteur qui permet de profiter des petites choses de la vie.
Je n'entreprends pas un circuit touristique, mais je planifie quand même de découvrir et passer par des endroits touristiques (vallées, déserts, volcans, ruines précolombiennes, glaciers, lacs d'altitude, salars, jungle) qui sont généralement les plus beaux sites du continent, voire du monde.
*Sous réserve des nouvelles restrictions liées à la situation sanitaire
Photos
PArtenariat
A Propos

Depuis quelques temps, l’idée de voyager à vélo me trottait dans la tête, et particulièrement à travers l’Europe car il existe des itinéraires cyclables parcourant tout le continent. J’ai choisi l’Eurovelo 8 car l’itinéraire passe en France et se dirige vers le soleil et la chaleur. Ce premier voyage à vélo fut extrêmement enrichissant : j’ai rencontré des personnes qui m’ont touché par leur tendresse, bienveillance et croyance, j’ai traversé des endroits très variés (montagne, plage, foret), j’ai pédalé sous tous les temps (sauf la neige, cela sera pour plus tard). Sur le plan personnel, j’ai continué à apprendre sur moi-même et à renforcer mon mental. C’était aussi un défi sportif car mon objectif était d’atteindre la Grèce, soit plus de 2500 km en un temps limité (moins d'un mois).
Auparavant, j’ai eu la chance de pouvoir découvrir d'autres expériences de voyage, comme la randonnée (GR20 en Corse en 7 jours en autonomie totale, trek en Himalaya, au Sahara), la moto (tour du Sri Lanka), et le kayak (traversée de la Hongrie depuis Budapest jusqu'à la frontière croate via le Danube en 5 jours).
La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.


